Recherches sur Jean Mitry

par Laurent Husson

En avril 2016, Laurent Husson (doctorant Ircav) programme et anime une séance des Rencontres de la Cinémathèque universitaire autour des films de Jean Mitry.
Dans le cadre de ses travaux consacrés à l’histoire de l’édition de cinéma en France, il poursuit ses recherches entreprises à cette occasion, et propose ici une reconstitution détaillée de la biographie et de la filmographie de l’auteur.

Sans doute fut-il en son temps l'un des tout premiers jeunes cinéphiles à se passionner pour le cinéma non en tant que divertissement, mais en tant que forme artistique nouvelle. Fin 1921, il rejoint à 17 ans seulement le CASA, le Club des Amis du Septième Art, fondé par le poète, critique et directeur de revue Ricciotto Canudo et auquel se retrouvent les personnalités qui forment l'avant-garde cinématographique française. Témoin lors des réunions du CASA de débats sur les termes cinématographiques à employer, et inspiré par un «Vocabulaire cinégraphique» proposé à la presse par Jean Pascal en février 1922, il écrit un premier article sous forme d'essai consacré au «Vocabulaire du cinéma», paru dans le Cinémagazine du 24 mars 1922, sous son vrai nom.

C'est ensuite à la vision, cette même année, de La Roue d'Abel Gance, choc esthétique majeur, qu'il décide de la consécration de sa vie au cinéma. Il sera l'objet de son premier article de critique, pour la revue Ciné pour tous de juin 1923.

 

D'abord affichiste (grâce à un concours organisé en 1922 par le magazine Cinéma, qu'il remporte) et illustrateur pour le journal L'Intransigeant, poursuivant en parallèle des études supérieures de physique atomique et de psychologie, Jean Mitry obtient en 1923 un poste de chef de publicité pour les films Erka. Ses obligations professionnelles l'amènent à rencontrer des personnalités de l'avant-garde littéraire et artistique, notamment Pierre Prévert (projectionniste pour l'Erka), Ivan Goll ou encore Pierre Albert-Birot. Ces liens tissés vont peu à peu s'étendre au cours des années 1920 à des personnalités telles qu'Antonin Artaud, Robert Desnos, mais aussi au groupe des surréalistes réuni autour d'André Breton. À leur contact, Mitry développe une sensibilité littéraire, et écrit de premiers poèmes, qu'il gardera longtemps privés et ne publiera que soixante ans plus tard dans le recueil Le Panier à salade (1983). Son désaccord avec l'idéalisme artistique des surréalistes, et son grand intérêt conservé pour la science (il est secrétaire de rédaction de la revue Lumière et Radio) l'amènent peu à peu à prendre ses distances avec le groupe. Sa production littéraire se limite à sa contribution à l'éphémère revue Jabiru, fondée par Jean George Auriol avec Edmond T. Gréville et à laquelle participèrent notamment Henri Jeanson, Pierre Mac Orlan, Jacques-Bernard Brunius ou encore Jean-Placide Mauclaire.

 

Jean Mitry assiste assidûment en 1925 aux projections suivies de débats nouvellement organisées par Charles Léger dans le cadre de l'Exposition internationale des Arts Décoratifs. De ces séances, au principe alors novateur, est né peu après l'un des tout premiers ciné-clubs modernes français, la Tribune libre du cinéma, dont Mitry occupera, bénévolement, les fonctions de secrétaire général, de sa création à sa clôture en 1932.

En cette période naît la volonté de Mitry de se démarquer de la critique littéraire des films, et de proposer un discours davantage analytique sur le cinéma. Pierre Henry, directeur de Ciné pour tous, lui suggère d'écrire une histoire du cinéma, pour laquelle il commence à rassembler une documentation.

 

En parallèle de ses activités de critique, Jean Mitry participe en tant qu'assistant-stagiaire à des tournages, dont celui de La Galerie des monstres de Jaque Catelain, du Mauprat de Jean Epstein ou encore du Napoléon d'Abel Gance.

C'est en 1928 qu'il débute avec Pierre Chenal (ancien camarade de lycée) sa carrière de réalisateur. Ils tournent ensemble Paris-Cinéma (que Pierre Chenal seul signe), court-métrage documentaire à visée pédagogique qui embrasse les aspects essentiellement techniques du cinéma (la fabrication d'une caméra, les effets obtenus grâce aux objectifs, les méthodes du cinéma d'animation ou encore la mise en place d'un tournage et la préparation d'une mise en scène). Ce tournage lui permet d'acquérir une maîtrise de la technique cinématographique, qu'il exercera dans les années trente sur des films documentaires industriels.

 

Co-fondation de la Cinémathèque française et premiers travaux archivistiques

 

En réaction à la fondation, en 1926, de la Cinémathèque scolaire de la ville de Paris (aujourd'hui Cinémathèque Robert-Lynen) destinée à la conservation des seuls films éducatifs, Jean Mitry conçoit un premier projet de cinémathèque, pour lequel il reçoit l'appui de Jean-Placide Mauclaire, et le soutien moral de personnalités telles que Germaine Dulac, Abel Gance, Marcel L'Herbier et Léon Moussinac. Ce projet, inabouti, prend un tournant décisif avec la rencontre, en 1935, d'Henri Langlois et Georges Franju, créateurs du Cercle du cinéma. Avec l'appui financier de Paul-Auguste Harlé, et suivant les modèles antérieurs de la Filmhistoriska Samlingarna de Stockholm (1933), du Reichsfilmarchiv de Berlin ou encore de la Film Library du MoMA de New-York (1935), ils fondent une association, la Cinémathèque française.

De 1936 à 1947, Mitry y sera chargé des archives cinématographiques. Il commence avec Henri Langlois ce qui deviendra l'un de ses principaux projets éditoriaux, l'établissement d'une filmographie universelle. Ses visionnages des films du cinéma dit « primitif », recoupant la période alors très méconnue allant des origines au début des années 1910, sont autant de révélations qui le décident à se charger d'une réécriture de l'histoire de cette période, nécessitant une indispensable réévaluation de ces films.

Jean Mitry prend une part active à la Commission de recherches historiques, projet lancé par Henri Langlois en 1943, destiné à recueillir les témoignages de personnalités du cinéma muet. Sa participation aux réunions se poursuit jusque dans les années 1950.

 

Enseignement à l'Idhec et réalisations principales

 

Jean Mitry rejoint en 1944, l'équipe pédagogique de l'Institut des Hautes Études Cinématographiques (Idhec, créée en 1943 par Marcel L'Herbier) et débute ainsi une carrière nouvelle d'enseignant. Il y occupe la chaire d'esthétique, tandis que Georges Sadoul enseigne l'histoire du cinéma. Mitry poursuivra cet enseignement jusqu'en 1966.

 

Parallèlement à ses enseignements, et grâce sans doute aux contacts qu'il pût alors nouer avec des professionnels, Mitry reprend son activité de réalisation, et tourne entre 1949 et 1962 l'essentiel de ses œuvres cinématographiques.

Dès 1949, il obtient avec son deuxième film – le premier qu'il signe – un important succès, Pacific 231, qui reçoit le prix du montage au festival de Cannes. Ce film ouvre la veine expérimentale de son œuvre, qui reste à l'heure actuelle sa plus célèbre et qu'il mettra le plus en avant, notamment par ses écrits et des présentations en ciné-clubs. Ses « essais », tels qu'il les nommera au générique, porte principalement sur la notion de contrepoint entre image et musique.

Partant de musiques préexistantes (Arthur Honegger pour Pacific 231, Claude Debussy pour Images pour Debussy) ou écrites spécifiquement (Pierre Boulez pour Symphonie mécanique), Mitry s'éloigne de la simple illustration par l'image pour proposer un équivalent cinématographique de la structure de l'œuvre musicale.

Il tourne également sur cette période de nombreux courts-métrages à caractère didactique. Si les visées, les conditions de production et de diffusion de ces films sont très différentes, la frontière entre documentaire et cinéma expérimental reste chez Mitry relativement poreuse : La Machine et l'homme (1956), sous les aspects d'un documentaire didactique (commentaire, images illustratives), propose une réflexion philosophique acerbe sur les progrès de la technologie, appuyée par un montage se dirigeant progressivement vers l'abstraction ; Symphonie mécanique (1955) au contraire, résulte de la sophistication, par les cadrages, le montage et le rythme, de prises de vue de machines industrielles en marche.

Cette pratique du cinéma fut cependant aussi émaillée d'importantes déceptions, notamment une expérience ratée et douloureuse, et pour lui irrémédiablement préjudiciable, sur son unique long-métrage Énigme aux Folies-Bergère en 1959. Mitry exprimera jusqu'à la fin de sa vie des regrets quant au fait de n'avoir pu davantage développer sa carrière cinématographique.

 

Édition de cinéma

Biographie de Jean Mitry

 

 

Jeunesse cinéphile et la Tribune libre du cinéma

 

Jean Mitry, de son vrai nom Jean-René Goetgheluck, naît le 7 novembre 1904 à Soissons.

C'est aussi au cours de cette riche période que Mitry lance, en 1954, une collection de livres de cinéma aux Éditions Universitaires. Intitulée «Classiques du cinéma», cette collection, qui s'inscrit dans la lignée du renouveau de l'édition de cinéma d'après-guerre en France, se démarque par sa volonté de proposer des monographies de cinéastes. Mitry inaugure lui-même cette collection avec un livre consacré à John Ford. Le titre de cette collection est pour Mitry porteur de son programme : il s'agit de revendiquer pour des œuvres cinématographiques d'un intérêt esthétique indéniable un statut de « classique » équivalent à celui d'œuvres littéraires ou musicales.

Bien que peu enclin à suivre une stricte politique des auteurs telle qu'elle fut ensuite définie par les Cahiers du cinéma, Mitry revendique l'orientation monographique de cette collection, estimant que certains réalisateurs ont réussi à s'affirmer « avec assez de caractère et d'originalité pour que leur vision du monde constitue un « univers » » (texte de présentation de la collection).

Mitry poursuivra ce travail d'études monographiques dans les années 1960 pour l'Avant-Scène Cinéma, en rédigeant huit plaquettes notamment consacrées à Thomas Ince et Louis Delluc, et en proposant en 1972 une réédition définitive de sa monographie consacrée à Chaplin aux éditions Seghers.

 

Enseignements universitaires et ouvrages principaux

 

Jean Mitry obtient en 1966 des charges de cours à l'Université de Montréal. Son statut évolue en 1968, date à laquelle il est nommé titulaire d'une chaire nouvelle d'Histoire et d'Esthétique du cinéma ; il s'agit alors de la première chaire universitaire dédiée au cinéma dans une université francophone.

En 1969, toujours rattaché à l'Université de Montréal, il obtient un poste à l'Université Paris 1, dans l'UER Arts et Archéologie. Cette même année, Henri Agel est nommé professeur à l'Université de Montpellier, et la création du Département d'Études cinématographiques s'effectue sous l'impulsion d'Alain Virmaux à l'Université Paris III.

Mitry conserve son enseignement à Paris 1 jusqu'en 1976, bien qu'il soit contraint durant les deux dernières années de rétrograder pour le statut de chargé de cours du fait de ses soixante-dix ans passés. Il est enfin brièvement chargé d'enseignement à l'Université Paris-Nord de 1972 à 1974 ainsi qu'à l'École supérieure de journalisme de Paris.

Bernard Bastide souligne à juste titre que Jean Mitry et Henri Agel, pionniers de l'enseignement à l'université, «accédèrent à ces fonctions [...] seulement en fin de carrière. Sans avoir eu ni le temps ni la possibilité de former des équipes de recherche et d'impulser une véritable dynamique. « L'enseignement à l'université est arrivé vingt ans trop tard en ce qui me concerne », confessait d'ailleurs Mitry à la fin de sa vie. » » (« La Place du cinéma à l'université et dans la documentation. L'exemple de Paris III », Bulletin des bibliothèques de France, n°2, 2007.

À ses commencements, l'enseignement du cinéma à l'université se heurte au problème fondamental de la projection de films aux étudiants. Jean Mitry soutient dès lors avec Jacques Goimard la fondation par Claude Beylie de la Cinémathèque universitaire, créée en 1973 à Paris 1, et en devient le premier président.

Bien que commencée dans les années 1930, cette histoire du cinéma est conçue en réaction à celles précédentes de Maurice Bardèche et Robert Brasillach, de René Jeanne et Charles Ford, et surtout de Georges Sadoul. Cette dernière (dont le premier tome est publié en 1943), la plus juste à ses yeux, lui fait prendre conscience de la limite d'une approche uniquement chronologique des œuvres ; la place accordée par Sadoul aux questions socio-historiques et aux partis-pris politiques lui semble cependant inadéquate. L'Histoire du cinéma de Jean Mitry, encyclopédique, traite autant de l'histoire technique que de l'histoire esthétique ; sa particularité néanmoins est de fonder son fil conducteur sur l'évolution des formes cinématographiques. « Je revendique une démarche totalisante, mais qui met surtout en perspective les structures formelles du film. » (entretien avec Jean-Claude Bonnet et Jacques Fieschi paru dans Cinématographe n°47, mai 1979).

Les années 1960 sont aussi le début des publications les plus célèbres de Mitry, auxquelles, pour la plupart, il se consacrait depuis plus de vingt ans.

Grâce à l'appui éditorial de l'Idhec, Jean Mitry dirige la publication de la Filmographie universelle de 1963 à 1973 (seize tomes) ; le projet est ensuite repris par le service des Archives du Film du CNC de 1979 à 1988 (dix-neuf tomes). Contrairement à ce que son titre laisse penser, cette filmographie n'est pas seulement composée de listes de films : certains volumes sont notamment consacrés à la bibliographie de l'édition de cinéma.

D'abord annoncée pour publication en 1945, l'Histoire du cinéma de Jean Mitry voit son premier tome paraître en 1967. Celui-ci sera suivi de cinq volumes dont le dernier paraît en 1980, aux éditions Jean-Pierre Delarge (nouvelles Éditions Universitaires).

En marge de cette histoire encyclopédique, mais tout en poursuivant cette même problématique, Mitry propose également en 1974 l'une des tout premiers ouvrages sur le Cinéma expérimental, parue aux éditions Seghers.

En 1965 enfin, paraissent les deux volumes d'Esthétique et psychologie du cinéma, longtemps resté un des principaux ouvrages de référence pour la recherche en théorie cinématographique et analyse globale des modalités et formes du langage cinématographique. L'ouvrage est réédité en 1990 dans une seconde édition refondue, procédant à des ajustements et coupes qui avaient été souhaitées par l'auteur.

Si l'histoire et esthétique du cinéma constituent généralement deux disciplines distinctes, elles ne sont, pour Jean Mitry, pas dissociées, mais vont au contraire de pair. « Dans mon esthétique, je rappelle l'histoire sans m'y attarder, et mon histoire repose sur mon esthétique » (entretien avec Jacques Fieschi, Cinématographe n°60, septembre 1980).

 

Derniers témoignages

 

Parallèlement à ses enseignements universitaires, Jean Mitry contribue à la transmission d'un savoir cinématographique à la radio et à la télévision. À partir de 1965, il participe notamment à l'émission « Connaître le cinéma », animée par Philippe Esnault sur France Culture. Mais c'est surtout en 1975 que sera diffusé sur la chaîne TF1 le dernier essai audiovisuel de Jean Mitry. Cinéma et langage, produit par l'Ofrateme (l'Office français des techniques modernes d'éducation) en collaboration avec la Cinémathèque universitaire, propose une synthèse illustrée et accessible à tous de son analyse du langage cinématographique.

L'approche du cinéma en tant que langage telle qu'elle fut proposée par Christian Metz dès les années 1960 reçoit la vive opposition de Jean Mitry. Leur principal point de discorde réside dans la conception, fausse aux yeux de Mitry, que les formes signifiantes du cinéma puissent être définies et structurées, selon les outils théoriques empruntés à la linguistique. En 1987, Jean Mitry publie ainsi aux Éditions du Cerf sa réponse à Christian Metz, un recueil d'articles remaniés qui sera son dernier ouvrage : La Sémiologie en question.

De 1984 à sa mort, Jean Mitry préside l'AFRHC, Association Française de Recherche en Histoire du Cinéma. Il est également le premier président honoraire des Giornate del Cinema Muto de Pordenone – qui change en son hommage, en 1989, l'intitulé de son prix international en prix Jean Mitry, récompensant une personnalité ou une institution pour son œuvre de préservation et de valorisation du patrimoine cinématographique muet.

Dans les dernières années de sa vie, Jean Mitry fait l'objet de plusieurs hommages, notamment par le biais d'entretiens qui lui permettent de retracer le fil de sa vie, qui fut entièrement dédiée à l'enseignement, à l'analyse et à la pratique cinématographique.

Jean Mitry décède le 18 janvier 1988 à La Garenne-Colombes.

rédigé et mis à jour par Laurent Husson en 2016, 2017 et en février 2018

 

Essai de reconstitution de la filmographie de Jean Mitry

 

La filmographie de Jean Mitry restée longtemps de référence fut celle établie par Claude Beylie d'après les archives personnelles de Mitry, publiée en 1988 dans un numéro hommage de la revue 1895. Revue d'histoire du cinéma. Si cette liste des films réalisés et des collaborations diverses était la plus complète existante, elle était malheureusement encore empreinte d'erreurs. La confrontation de différentes sources (autres filmographies publiées, propos de Jean Mitry, catalogues informatisés de cinémathèques, index, articles et ouvrages) soulèvent des différences importantes dans les dates, les titres attribués, les fonctions reconnues, les durées ou encore le contenu des films.

Nous proposons ici une nouvelle filmographie, la plus exhaustive possible, constituée à partir de différentes sources retenues pour leur pertinence. Cette filmographie ne constitue que la première étape d'un travail en cours.

Les informations données correspondent aux informations collectées pour chaque titre relevé dans les filmographies et les index ; les descriptifs peuvent donc varier si par exemple un titre correspond à une version remaniée d'un autre titre mais présentant un générique différent.

L'ordre des titres proposé est sujet à caution en l'absence de dates de tournage et/ou de présentation publique. Nous avons tenté de rendre la succession de ces titres la plus cohérente possible, notamment en faisant se succéder les œuvres tournées une même année avec les mêmes collaborateurs. La date privilégiée pour indication chronologique est la date de première présentation publique – si celle-ci est connue.

En raison de la trop grande discordance des sources, les durées n'ont pas été indiquées.

 

Les informations entre crochets correspondent à des informations dont l'exactitude ne peut être démontrée, par absence de mention formelle au générique ou par absence de confirmation par deux sources différentes. Elles peuvent également donner des informations complémentaires sur des collaborateurs aux statuts particuliers.

 

 

Réalisations

 

Sauf mention particulière, les films réalisés par Jean Mitry sont des courts-métrages.

 

Paris-Cinéma ou Les Coulisses du cinéma, 1929.

Co-réalisé avec Pierre Chenal. Jean Mitry est crédité dans le générique en tant que « Directeur technique », et Pierre Chenal comme seul réalisateur.

Production : Beck. Distribution : Sofar.

Opérateurs : Charles Lemaire, Jean[-Paul] Goreaud, [Robert Legeret].

Les Coulisses du cinéma serait un titre alternatif d'exploitation du film.

 

– [Documentaires industriels, 1930-1934/1938]

Films non-signés.

Exemples de sujets évoqués dans ces films : « Fonderie d'acier », « Le Verre ». Dans le journal L'Intransigeant du 1er octobre 1931, annonce du tournage d'un documentaire réalisé par Jean Mitry et Boris Daew sur la métallurgie, tourné « dans les grandes aciéries françaises du bassin de la Loire ». Ils fondent pour l'occasion une société, la Triangle Films [sic], ayant « pour but la production de films documentaires ».

 

Pacific 231, 1949. (+ scénario et montage)

Co-écrit et monté avec Marc Ducouret.

Production et distribution : Tadié Cinéma. [Distribution pour la première sortie en France : Self-Lutetia.]

Photographie : André Tadié, Jean Jarret et André Périé [cinéaste principal de la Section Centrale Cinématographique de la SNCF].

Son : Georges Leblond.

 

Liberté ou Le Paquebot Liberté, 1950.

Production : Tadié Cinéma. [Distribution : Cinéma Production.]

Photographie : Roger Caron, André Tadié, Gaston Tadié. Assistant : Marc Ducouret.

Musique : Marcel Despard. Orchestration de la musique : Jules Semler-Collery.

Commentaire (écriture) : Emmanuel Renard. Commentaire (interprète) : J.B. Evrard.

Interprètes : Gisèle Stern, Jean Marchan.

 

Symphonie 50, 1950.

Inachevé - devait être poursuivi et terminé en novembre 1951. Cette première (et unique) version a peut-être été exploitée.

Production : Tadié Cinéma, avec la participation de la Régie Renault.

Photographie : Roger Caron. Assistant : Marc Ducouret. Musique : Marcel Despard.

 

Au pays des Grands Causses ou Haute Terre, 1951.

Production : Films d'Ariel

Textes : Georges Rosetti. Photographie : Marcel Fradétal. Assistant : Marc Ducouret. Script : Georges Rosetti. Musique : Pierre de La Forest-Divonne.

Version réduite datant de 1954 qui porte le titre Les Grands Causses, et mentionne comme «conseiller pédagogique» Bernard Pasdeloup.

Un film intitulé Haute Terre est indiqué dans la filmographie de Mitry parue dans la revue Raccords n°9. La date, le nom de la société de production, du compositeur donnés, et le sujet suggéré par le titre sont identiques à ce film, ce qui permet de supposer qu'il s'agit d'un titre alternatif (sans doute s'agit-il du premier titre du film).

 

Le Fleuve, 1951.

Production : Films d'Ariel.

Écriture : Georges Rosetti. Photographie : Marcel Fradétal. Musique : Pierre de La Forest-Divonne.

Cité dans l'Index de la cinématographie française de 1952 sous le titre Le Fleuve (le Tarn).

 

Images pour Debussy, 1951.

Plusieurs sources indiquent la date de 1952.

Production : Argos / Como Films [/ Films de l'Arc]. Certaines sources n'indiquent qu'Argos comme société de production. Producteurs : Anatole Dauman, Philippe Lifchitz. Producteurs associés : Samy Halfon, Léopold Schlosberg.

Photographie : Paul Fabian. Assistant : Marc Ducouret. Musique (interprète) : Jacques Février.

Adaptation musicale : Marc Ducouret, [Jean Mitry].

En quatre parties : « En bateau », « Arabesque en mi », « Reflets dans l'eau », « Arabesque en sol » (Jean Mitry, Esthétique et psychologie du cinéma). Le Répertoire de 80 courts-métrages établi par Henri Agel en 1961 indique que la copie 16 mm ne contient pas le premier segment « En bateau ».

Autres montages et titres existants ou indiqués : « Reflets dans l'eau » et « 1ère Arabesque » (André Bazin, «L'Eau danse», Cahiers du cinéma, n°7, décembre 1951) ; « Arabesque en mi », « Arabesque en sol » et « Reflets dans l'eau » (Claude Beylie) ; « Arabesque en mi », Reflets dans l'eau » et « Arabesque en sol » (Éric Thouvenel, «Abstraction, élégie, épistémologie : trois « essais » de Jean Mitry », in François Thomas (dir.), Le Court Métrage français de 1945 à 1968. De l'âge d'or aux contrebandiers, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. Le Spectaculaire, 2005) ; « En bateau », « 1ère » et « 2ème arabesques », « Reflets dans l'eau » (Index de la cinématographie française 1952 et Raccords, n°9) ; « Rêverie, « En bateau », « Reflets sur l'eau », « Première » et «Deuxième arabesques » (Image et son n°92, mai 1956).

Aurait été diffusé à l'hiver 1951-1952 dans une séance rassemblant Fêtes galantes (1950), L'Affaire Manet (1951) et Cœur d'amour épris du roi René (1951) de Jean Aurel ainsi que Les Désastres de la guerre (1951) de Pierre Kast.

Film exploité au sein du programme « Les Crimes de l'amour », réunissant également Le Rideau cramoisi (Alexandre Astruc, 1953) et Mina de Vanghel (Maurice Clavel et Maurice Barry, 1953), d'après la filmographie établie par Claude Beylie parue dans le hors-série de la revue 1895, Revue d'histoire du cinéma consacré à Jean Mitry (septembre 1988).

 

Rêverie de Claude Debussy ou Rêveries, [1951-1952].

Production : Argos.

Photographie : Paul Fabian. Assistant : Marc Ducouret.

En trois parties : « Jardin sous la pluie », « Rêverie », « Clair de lune » (Claude Beylie).

Autres montages existants ou indiqués : « Mouvement » (orthographié « Mouvements » selon les sources), «Cloches à travers les feuilles », « Rêverie », « Clair de lune (Index de la cinématographie française de 1952 et Raccords, n°9) ; « Rêverie » et « Clair de lune » (Index de la cinématographie française de 1953).

Même générique que pour En bateau (1952) (Claude Beylie).

Deux versions possiblement existantes (descriptifs différents dans les Index de la cinématographie française de 1952 et 1953) ; selon Claude Beylie, Rêverie de Claude Debussy correspond au titre pour exploitation autonome.

 

En bateau, 1952.

Production : Argos. [Producteurs associés : Samy Halfon, Léopold Schlosberg]

Assistant-réalisation : Marc Ducouret. Adaptation : Marc Ducouret et Jean Mitry.

Photographie : Paul Fabian. Musique (interprétation) : Jacques Février.

En trois parties : « En bateau », « Mouvement », « Cloches à travers les feuilles ».

Même générique que pour Rêverie de Claude Debussy (Claude Beylie).

L'Index de la cinématographie française de 1953 indique qu'il s'agit d'une nouvelle version de Rêverie de Claude Debussy (1951).

Film exploité avec La Fête à Henriette (Julien Duvivier, 1952) (Claude Beylie).

 

Les Eaux vives, 1952. (+ montage)

Plusieurs sources indiquent la date de 1951.

Production : Films d'Ariel. Producteur : Georges Rosetti.

Écriture : Georges Rosetti. Photographie : Marcel Fradétal, Paul Fabian. Assistants : Marc Ducouret, Jean Agulhon. Musique : Pierre de La Forest-Divonne. Adaptation musicale : Marc Ducouret. [Commentaire (interprète pour la version anglaise du film) : John Mcgrew.]

Version très probablement remaniée, et plus courte, du film Le Fleuve (1951).

 

Hommes d'aujourd'hui, 1952.

Co-réalisé avec Marcel Fradétal. Claude Beylie signale que des index indiquent Marcel Fradétal comme seul réalisateur du film, Mitry n'aurait en ce cas été que simple superviseur.

Production : Films d'Ariel. Directeur de production : Georges Rosetti.

Photographie : Marcel Fradétal et Robert Schneider. Musique : Pierre de La Forest-Divonne.

 

Symphonie mécanique, 1955.

Production : Argos – Como Films. Producteurs : Anatole Dauman, Philippe Lifchitz.

Producteur associé : Samy Halfon.

Photographie : Paul Fabian. Assistant-réalisation : Michel Wichard. Musique : Pierre Boulez.

En Polyvision. Version commerciale réduite pour projection sur mono écran.

 

Ecoles de pilotage, 1956.

Film possiblement inachevé selon Claude Beylie.

Photographie : Paul Fabian.

Tourné en Cinémascope.

 

Le Miracle des ailes, [1956]. (+ montage)

Co-signé avec Georges Beuville [illustrateur spécialisé dans l'aviation], et Roger Laurent [chef du service de presse du SGAC - Secrétariat Général de l'Aviation Civile].

Production : SOFAC (Société des Films d'Art et de Culture) / Como Films. [Production et distribution : EDIC- Édition et diffusion cinématographique]. Directeur de production : André Valio. [Production] : Laurent Eynac [président de la Ligue Aéronautique de France].

Scénario [et assistante] : Jeanine Beuville. [Assistant : Émile Popineau]. Commentaire (interprète) : Yves Furet. Musique : Maurice Thiriet (Claude Beylie et l'Index de la cinématographie française indique le nom de Clérisse). Film à l'initiative de Roger Laurent et Émile Popineau [trésorier de la Ligue Aéronautique de France].

La datation du film est sujette à caution : si le film est cité dans l'Index de la cinématographie française de 1956, il semble exister plusieurs montages, actualisés, de ce film (ex. d'une copie numérisée par le Forum des Images, intégrant dans le film des images d'avions créés après 1958). D'après Alexis de Belinko (« Le Miracle des ailes », in France-aviation n°90, mai 1962), une copie de plus d'une heure aurait été présentée en janvier 1957.

 

La Machine et l'homme ou La Machine humaine, 1956.

Production : Films Armorial – Citévox. Producteur : André Valio.

Photographie : Paul Fabian. Assistant réalisation : René Jonas. Assistant opérateur : J.M. Direxel. Commentaire (interprétation) : Michel Bouquet. Musique : Philippe Arthuys.

Cité dans l'Index de la cinématographie française de 1958 (imprimé en février 1958) sous le titre La Machine humaine.

 

Chopin, 1958.

Film de Theodora Olembert, réalisé par Jean Mitry.

Production : [Triangle Film Productions (G.-B.) /] Édition Française Cinématographique.

Productrice : Theodora Olembert. Assistant de production : Rodney Phillips.

Scénario : Theodora Olembert. Photographie : Ghislain Cloquet, Samy Brill, [Sacha Vierny]. [Photographie (version anglaise) : Henry Hall]. Assistant : Charles Chaboud. Commentaire (écriture) : Pierre Gascar. [Montage (version anglaise) : Mary Beales et Richard Sidwell]. [Commentaire (écriture version anglaise) : Johanna Harwood.] Commentaire (interprétation) : Jean Desailly. [Commentaire (interprétation version anglaise) : Peter Coke]. Musique (interprétation) : Witold Malcuzynski.

Le film de Mitry serait une version remaniée et remontée d'un documentaire anglais (Image et son n°150-151).

Le catalogue établi par Denis Gifford, The British Film catalogue. Volume 2 : Non-Fiction Film, 1888-1994 (Londres-Chicago, Fitzroy Dearborn, 2001), décrit un film intitulé Chopin, reprenant la quasi-totalité de la distribution pour la version anglaise donnée par le catalogue en ligne du British Film Institute (BFI), mais datant de 1976 (éléments indiqués entre crochets).

 

Etoiles d'une nuit d'été, 1958.

Film possiblement inachevé selon Claude Beylie.

[Co-réalisé avec Gerard Bryant.]

Production : [Triangle Film Productions (G.-B.) /] Édition Française Cinématographique.

Producteurs : [Théodora Olembert, Jan Read]. Assistant de production : [Rodney Philips].

Scénario : [Jan Read]. Adaptation : [Alice Jahier]. Commentaire (écriture) : [Jan Read].

Photographie (version anglaise) : [Harry Gillam]. Photographie : Paul Fabian. Assistant : Samy Brill, [Charles Chaboud]. Assistant (version anglaise) : [Roger Marley]. Montage : [Harry Aldous]. Commentaire (interprète) : Michel François. Sélection musicale : Guy Bernard. Direction de la musique jazz : Gérard Lévêque. Son : [Laurie Peake].

Interprétation : Liliane Robin, [John Van Eyssen, Olaf Pooley, Francis de Wolff].

Le catalogue établi par Denis Gifford, The British Film catalogue. Volume 1 : Fiction Film, 1895-1994 (Londres-Chicago, Fitzroy Dearborn, 2000, 3e édition), décrit un film intitulé Stars of a summer night, reprenant la quasi-totalité de la distribution pour la version anglaise donnée par le BFI, et date le film de 1959.

 

Ecrire... en images, 1958. (+ scénario et montage)

Tourné en 1957 sous le titre provisoire : Écrire un film.

Production : Citévox, avec la collaboration de l'Idhec. Producteur délégué : René Jonas.

Photographie : Paul Fabian. Décors : Gilberte Lombasle. Assistants : Michel Wichard, Charles Chaboud. Aide caméraman : Michel Latouche. Script girl : Annie Fréville. Maquillage : Aïda Larange. Stagiaires : Pierre Gauge, Omar Sayegh. Aides maquilleuses : Claude Albaret, Christiane Fornelli. Musique : Yves Baudrier.

Commentaire (écriture et interprète) : Jean Mitry.

Interprétation : Paillette, Alice Leitner, Françoise Aprill, Danièle Sauzé, Marie Mansart, Jean-Jacques Delbo, Liliane Robin, André Dubois, Annette Poivre, Jacques Dufilho, Raymond Bussières, Jacqueline Marbaux, Mado Darras, Nicole Berguices, Jacques Libratti, Fernand Demory, Jacques Romano, R.-J. Chauffard, Evelyne Ker, Jean Mitry (non-crédité). « Liliane R., J.J. Delbo et R.J. Chauffard ont prêté leur concours pour les séquences expérimentales ».

 

Derrière le décor, 1958. (+ scénario)

Production : Citévox.

Photographie : Paul Fabian. Musique : Madeleine Dauphin.

Interprétation : André Berthomieu, Liliane Robin.

 

Tu seras star, 1958.

Production : Citévox.

Interprétation : Liliane Robin, Roger Bret, [Claude Mercutio]. Musique : Madeleine Dauphin.

 

Enigme au Folies-Bergère, 1959. (long-métrage)

Production : Gimeno-Phillips Films. Productrice : Linette Philips. Distribution : Marbeuf.

Écriture : Gloria Phillips, d'après un roman de Léo Malet. Dialogues : Amédée [pseudonyme de Philippe de Cherisey]. Photographie : Paul Fabian, Jean Schmidt. Assistant : Michel Wichard.

Interprètes : Frank Villard, Bella Darvi, Linda Roméo, Armand Mestral, Jean Tissier, Dora Doll, Marcel Perès, Jean Brochard.

 

Ecrire un film, 1959. (+ scénario et montage)

Plusieurs sources indiquent la date de 1960.

Production : Citévox. Directeur de production : René Jonas.

Photographie : Paul Fabian. Décors : Gilberte Lombasle. Assistants : Michel Wichard, Charles Chaboud.

Caméraman : Michel Latouche. Script-girl : Annie Freuille. Maquillage : Aïda Carange. Aides maquilleuses : Claude Albaret, Christiane Fornelli. Stagiaires : Pierre Gauge, Omar Sayegh.

Musique : Yves Baudrier (« Écrire en images »), Madeleine Dauphin (« Derrière le décor », « Tu seras star »). Direction technique : Élime Renaud.

Interprètes : Liliane Robin, André Dubois, Annette Poivre, Jacques Dufilho, Raymond Bussières, Jacqueline Marbaux, Mado Darras, Nicole Berguices, Jacques Libratti, Fernand Demory, Jacques Romano, R.-J. Chauffard, Evelyne Ker. Liliane Robin, Jean-Jacques Delbo et R.J. Chauffard ont prêté leur concours pour les séquences expérimentales (Claude Beylie).

Film en trois partie : « Derrière le décor », « Écrire en images », « Tu seras star ».

Cité dans l'Index de la cinématographie française de 1960 sous le titre Écrire en images.

 

La Grande Foire, 1960. (+ montage)

Co-réalisé avec André Valio.

Production : Films Armorial.

Scénario et découpage : André Valio. Photographie : Paul Fabian. Musique : Ricet Barrier et Edgar Bischoff.

 

Auberges de jeunesse, 1960.

Production : Eugène Quet [fondateur du mouvement des auberges de jeunesse].

Photographie : Paul Fabian. Assistant : Michel Wichard.

 

Rencontre [ou Rencontres], 1960. (+ montage)

Production : Films S.R.C. Producteur : S.-R. Crozet.

Montage : J.-M. Longueur.

 

Le Miracle des ailes /Les Héros de l'air, 1962. (+ montage)

Co-réalisé avec Roger Laurent. J.-G. Marais indique Roger Laurent comme superviseur, et Georges et Jeanine Beuville comme réalisateurs du film (Mitry n'est pas cité).

Production : SOFAC / Como Films [/ EDIC]. Producteurs : Simon Damiani, André Valio. [Production-supervision] : Laurent Eynac.

Conseiller technique : Georges Beuville. Scénario : Jeanine Beuville. Assistant : Émile Popineau. Musique : Georges Delerue. Commentaire (interprète) : Daniel Sorano.

En deux parties : « Le Miracle des ailes », « Les Héros de l'air ».

Nouvelle version du Miracle des ailes [1956]. Le film reçoit une aide de nouveaux producteurs, du Ministère des Affaires étrangères, et de l'Union syndicale des Industries aéronautiques (Alexis de Belinko).

Une version courte de 17mn est annoncée par Alexis de Belinko « pour diffusion dans les circuits commerciaux en complément de programme d'un grand film ». C'est cette version qui a sans doute été exploitée sous le titre Les Héros de l'air, en complément du film La Beauté d'Hippolyte de Giancarlo Zagni (1962).

La composition de Georges Delerue porte le titre Le Miracle des ailes.

Le Miracle des ailes bénéficie du label de qualité en 1961.

 

Etoile d'un jour, 1971.

Tourné au Canada, en 16mm noir et blanc.

 

Cinéma et langage, 1975. (+ scénario)

En deux parties.

Production : Radio Télévision Scolaire / OFRATEME (Office Français des Techniques Modernes d'Education), avec le concours de la Cinémathèque Universitaire. Directeur de production : Renucci.

Commentaire (interprète) : Roland Ménard.

Diffusion télévisée sur la chaîne T.F.1 les 14 et 21 mars 1975.

 

 

Collaborations diverses

Bien que Jean Mitry ne soit pas crédité pour sa participation à la plupart de ces films, cette liste s'appuie sur celle établie par Claude Beylie d'après les archives personnelles de Mitry – à l'exception de la liste « Jean Letort » s'appuyant sur le catalogue en ligne Ciné-Ressources. Cette filmographie étant construite autour de la personnalité de Jean Mitry, les génériques des films suivants ne sont pas précisés, à l'exception des noms des collaborateurs de Mitry.

 

 

Acteur

  •  La Galerie des monstres, de Jaque Catelain, 1924. (figuration)

  •  Casanova, d'Alexandre Volkoff, 1926. (figuration)

  •  Le Joueur d'échecs, Raymond Bernard, 1927. (figuration)

  •  Paname n'est pas Paris, de Nikolai Malikoff, 1927. (figuration)

  •  Napoléon vu par Abel Gance, d'Abel Gance, 1927.      Non-crédité. Un reportage sur le tournage du film publié dans Le Rappel du 19 août 1926 cite la présence de Mitry en « fougueux cavalier ».

  •  La Nuit du carrefour, de Jean Renoir, 1932.       Crédité pour le personnage d'Arsène. Paul Fabian aurait été cadreur sur ce film (non-crédité).

  • [Plaisirs de Paris, d'Edmond T. Gréville, 1932. (figuration)]  Pour Beylie, participation non certaine, l'information ne s'appuyant que par recoupement d'après une photo personnelle légendée.

  • Katia, de Maurice Tourneur, 1938. (figuration)

  • Le Déserteur, de Léonide Moguy, 1939. (figuration)

  •  A vol d'oiseau, de Christopher Miles, [1962].   Production Idhec, film d'études.

  •  [Publicité], de Sergio Leone, 1986.

 

 

Assistant

 

  • La Galerie des monstres, de Jaque Catelain, 1924. (assistant stagiaire)

  • Mauprat, de Jean Epstein, 1926. (assistant stagiaire)     Dans un entretien paru dans Cinématographe n°60, Mitry indique avoir été assistant sur plusieurs films d'Epstein.

  • [Feu Mathias Pascal, de Marcel L'Herbier, 1926.]   Jean Mitry a revendiqué avoir été assistant de L'Herbier, sans préciser de titre. La fiche filmographique de l'Idhec de Pacific 231 stipule que Mitry « débute stagiaire avec Marcel L'Herbier en 1924 ».Non-crédité.

  • Napoléon vu par Abel Gance, d'Abel Gance, 1927. (assistant stagiaire + chef de figuration)

  • Un Coup de dés, de Pierre Chenal, 1929. Non-crédité.

  • Architecture d'aujourd'hui, de Pierre Chenal, 1931. Non-crédité.

  • Le Mendiant de Stamboul, d'Erthogroul Moushin Bey (Muhsin Ertugrul), 1931.  Titre alternatif : Dans les Rues de Stamboul. (pour présentation à la commission de censure en 1932 et exploitation en Afrique du Nord en 1933). Parfois orthographié Les Mendiants de Stamboul lors de l'annonce du tournage dans la presse française. Premier film parlant turc.

  • Les Petits Métiers de Paris, de Pierre Chenal, 1932. Non-crédité.

  • Clochemerle, Pierre Chenal, 1947. (premier assistant)

  • [Le Quatrième sexe, de Michel Wichard, 1962. (supervision technique)]  Production : Films Univers (José Benazeraf) / Félix Films (Félix Devidas). D'après Herbert P. Mathese (José Benazeraf : an 2002. La caméra irréductible, Paris, Clairac, coll. CinéFiles, 2007), le producteur Alphonse Gimeno, auteur de l'idée originale, aurait lancé la production du film via sa société Condor Films ; Jean Mitry est alors rattaché au projet. Sa participation effective au film, après sa reprise par José Benazeraf (se revendiquant véritable auteur du film), peut être sujette à caution.

 

 

Dialoguiste

 

  • Que Viva Mexico, de S.M. Eisenstein, 1932. Commentaires pour la version française du montage de Marie Seton (1939).

  • Trois dans un moulin, de Pierre Weill, 1936.

  • [Le Quatrième sexe, de Michel Wichard, 1962. (+ adaptation)] Jean Mitry est parfois crédité comme scénariste selon les sources. Production : Films Univers (José Benazeraf) / Félix Films (Félix Devidas). D'après Herbert P. Mathese (José Benazeraf : an 2002. La caméra irréductible, Paris, Clairac, coll. CinéFiles, 2007), le producteur Alphonse Gimeno, auteur de l'idée originale, aurait lancé la production du film via sa société Condor Films ; Jean Mitry est alors rattaché au projet. Sa participation effective au film, après sa reprise par José Benazeraf (se revendiquant véritable auteur du film), peut être sujette à caution.

 

 

Monteur

 

  • Trois dans un moulin, de Pierre Weill, 1936.

  • Le Rideau cramoisi, d'Alexandre Astruc, 1952. (Chef monteur)  (assistant : Frank Pichard)

  • Les petites filles modèles, d'Eric Rohmer, 1953.    Film inachevé. Jean Mitry a été chargé par le CNC du montage du film, il y travaille de janvier à février 1953 (Noël Herpe et Antoine de Baecque, Éric Rohmer. Biographie, Paris, Stock, 2014). Claude Beylie évoque une collaboration au tournage, mais indique que Mitry avait jugé le film « inmontable ».

 

 

[Photographe/Opérateur/Directeur de la photographie – sous le pseudonyme de Jean Letort]

Jean Mitry est, dans plusieurs sources, reconnu pour avoir été photographe, opérateur et/ou directeur de la photographie sous le pseudonyme de Jean Letort. Nous indiquons la liste des films en fin de filmographie.

Aucun document ne permet de confirmer la participation de Jean Mitry à des tournages sous ce pseudonyme (qu'il n'a pas non plus utilisé dans quelque autre cadre que ce soit). Les titres auxquels aurait participé Jean Letort sont datés d'entre 1921 et 1928, élément qui rend d'autant moins probable une participation technique de Mitry : en 1921, Mitry n'était âgé que de 17 ans ; il reçoit vers 1924 une offre d'apprentissage technique de la part de Louis Nalpas, qu'il refuse ; et surtout, suivant Pierre Chenal, il n'aurait pas été qualifié pour la prise de vue au moment du tournage de ces films, ayant appris la technique cinématographique grâce à Paris-Cinéma en 1928-1929. Enfin, une participation aussi précoce à des œuvres de cinéastes tels que Léon Poirier et Louis Mercanton aurait été un élément biographique non-négligeable (Mitry n'ayant évoqué que son assistance auprès de Marcel L'Herbier).

Nous ne pouvons toutefois pas exclure toute présence de Mitry sur les tournages de ces films. Une autre documentation sera nécessaire pour connaître les véritables fonctions de Mitry sur ces films, et/ou les modalités d'usage de ce pseudonyme.

 

  • Le Coffret de Jade, de Léon Poirier, 1921.

  • L'Ombre déchirée, de Léon Poirier, 1921.

  • Jocelyn, de Léon Poirier, 1922.

  • L'Affaire du courrier de Lyon, de Léon Poirier, 1923.

  • Geneviève, de Léon Poirier, 1923.

  • Feu Mathias Pascal, de Marcel L'Herbier, 1926. Crédit au générique : Letort.

  • Le Diable au cœur, de Marcel L'Herbier, 1926.

  • Le Vertige, de Marcel L'Herbier, 1926.

  • Vénus, de Louis Mercanton, 1928.

rédigé et mis à jour par Laurent Husson en 2016, 2017 et en février 2018

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